Ruta Jusionyte à L’Isle-sur-la-Sorgue : L’alliance intérieure


Avec L’alliance intérieure, la Galerie Retour De Voyage à L’Isle-sur-la-Sorgue propose une immersion dans l’univers singulier de Ruta Jusionyte, où peintures et sculptures dialoguent dans un espace au sein duquel les frontières s’effacent doucement : entre humain et animal, entre matière et émotion, entre regard et ressenti.


Entrer dans l’univers de Ruta Jusionyte


Artiste contemporaine reconnue sur la scène internationale, Ruta Jusionyte développe une œuvre profondément habitée, à la croisée du visible et de l’intime.
Son œuvre construit un langage plastique immédiat et instinctif. Elle ne s’appuie pas sur la narration mais sur la sensation. Les figures apparaissent sans introduction, déjà chargées d’une histoire que l’on ne vous racontera pas et qu’il vous appartient d’imaginer.


Peintures et sculptures : humains et animaux partagent un même souffle.

Dans les œuvres de Ruta Jusionyte, il y a des animaux, des figures humaines, presque toujours une jeune femme… personne ne pose, tout le monde coexiste. Quelque chose circule – un souffle discret, une tension douce – entre les corps et les regards, même si chacun regarde de son côté.

L’animal – taureau, lion, lapin, tortue, poisson, cheval, cerf, biche, loup, tigre… – incarne une présence instinctive. L’humain, lui, semble porter la conscience, une certaine détermination, un pouvoir … de séduction? La jeune femme accueille sans s’imposer. Elle traverse la scène comme on entre dans une maison, déjà habitée, avec une forme d’évidence tranquille.

Pénétrer dans l’univers de Ruta Jusionyte, c’est accepter de rencontrer des présences qui semblent vous connaitre avant même que vous ne les contempliez. C’est aussi se questionner sur la présence, sur la relation, sur ce qui relie plutôt que ce qui sépare.


Les couleurs des œuvres de Ruta

Impossible de parler de Ruta Jusionyte sans évoquer la couleur, ou plutôt les couleurs.

Ocres profonds, ambres lumineux, couleurs vives qui surgissent sans prévenir…


Chaque teinte semble porter une charge émotionnelle. Elles accentuent les tensions, éclairent les visages, densifient les silences. Parfois douces, parfois presque brûlantes, elles deviennent un langage à part entière, bien sûr dans les peintures mais aussi dans les sculptures … rencontrer absolument l’éléphant bleu et le bouc tout droit sorti des carrières des ocres.

Peinture festive de Ruta Jusionyte d'un repas de famille aux tons chauds et colorés


Peindre, sculpter : une même nécessité.

Statue en bronze patinée dans des tons ocres, sculpture contemporaine de Ruta Jusionyte.

Dans l’exposition L’Alliance Intérieure, peintures et sculptures sont réunies dans une scénographie pensée comme un prolongement naturel de l’atelier de Ruta Jusionyte.

Les sculptures donnent corps à toutes ces figures déjà tellement présentes sur les toiles, comme si elles étaient sorties des tableaux pour s’installer encore plus chez vous. Elles ancrent les personnages humains et animaux dans l’espace, les rendent encore plus tangibles. 

Choisir une sculpture plutôt qu’une peinture ? Et bien, les deux… pour leur présences complémentaires.


Vernissage du 21 mai : une expérience à vivre

Le vernissage de l’exposition, le 21 mai en présence de l’artiste, sera l’occasion d’entrer dans cet univers d’une manière plus inattendue, grâce à une certaine Madame Irma et son ultime Majordome.

Une proposition singulière accompagnera la découverte des œuvres. Autour de certaines figures, de certaines correspondances, un dialogue se tissera — entre images, perceptions et ressentis.
Certains visiteurs seront invités à suivre un fil, à passer d’un signe à une image, d’une intuition à une œuvre.

Une manière d’aborder les œuvres autrement.
Non plus seulement avec le regard, mais avec ce qui affleure, plus intérieurement


Une invitation à l’expérience intérieure, rester un peu plus longtemps que prévu

Avec L’alliance intérieure, Ruta Jusionyte ne vous invite pas à comprendre. Elle ouvre un espace où il fait bon rester pour laisser les images faire leur travail lent.

Les repères se déplacent légèrement, les certitudes s’assouplissent, quelque chose d’essentiel — et parfois silencieux — peut émerger.

Une exposition à parcourir lentement.
Et peut-être, en sortant, ne plus être exactement à la même place.